L'objectif du Canada est d'attirer des travailleurs qualifiés qui viendront ensuite s’établir avec succès au Canada à partir d'un point de vue économique.

Pour atteindre cet objectif, les autorités d’immigration canadiennes ont conçu un système de sélection basé sur la scolarité du demandeur, ses compétences linguistiques, son expérience, son âge, son emploi, et d'autres facteurs d’adaptabilité qui, en théorie, démontrent sa capacité à s’établir économiquement avec succès au Canada.

Cependant, le gouvernement canadien reconnaît que les points attribués dans le cadre du système de sélection des travailleurs qualifiés ne reflètent pas toujours fidèlement les chances d'un candidat de s’établir avec succès au Canada. En conséquence, les agents de Citoyenneté et Immigration Canada sont autorisés à utiliser une méthode d'évaluation alternative de la demande. Selon le concept de "la substitution d’appréciation", un agent d’immigration peut faire sa propre évaluation des chances que le demandeur pourrait présenter pour s’établir avec succès au Canada. Cette méthode permet à l'agent d’immigration d'accepter ou de refuser le candidat, peu importe le nombre de points accumulé.

Notez que "la substitution d’appréciation" est différente du concept de l’appréciation des "considérations d’ordre humanitaire" pour approuver une demande. Selon le concept de "considérations d’ordre humanitaire", le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, dans des circonstances exceptionnelles, peut accorder un visa d'immigration canadien à toute personne qui est par ailleurs inadmissible. Par exemple, si vous croyez que pourriez rencontrer des difficultés inhabituelles, injustifiées ou excessives si votre demande était refusée, vous pourriez alors être admissible à demander l'examen de votre demande pour "considérations d’ordre humanitaire".