La décision de permettre aux étudiants étrangers au Canada d’obtenir plus facilement des permis de travail après leur graduation est la bienvenue, affirme David Cohen, avocat spécialisé en droit de l’immigration. Non seulement cette initiative permettra au Canada de retenir un plus grand nombre d’étudiants étrangers et de soulager les pénuries de main-d’œuvre qui affectent présentement le marché du travail, mais elle engendrera aussi une hausse des demandes de résidence permanente canadienne provenant de candidats qualifiés, c’est-à-dire, de candidats ayant fait des études et ayant travaillé au Canada et s’étant déjà intégrés à la société canadienne.
« Ce type d’initiative est judicieux pour l’immigration canadienne, » prétend l’avocat canadien en droit de l’immigration, David Cohen, à propos des changements qui furent récemment annoncés au Programme de permis de travail postdiplôme pour les étudiants étrangers.
Les étudiants étrangers qui souhaitent contribuer à la main-d’œuvre canadienne après avoir terminé avec succès un programme d’études admissible, offert par certains établissements canadiens d’enseignement postsecondaire, ont dorénavant une plus grande flexibilité pour le faire. Les modifications au Programme de permis de travail postdiplôme, qui entrent en vigueur immédiatement, éliminent le besoin d’avoir une offre d’emploi au moment de la demande. Les étudiants étrangers peuvent maintenant obtenir un permis de travail ouvert, ce qui signifie qu’ils peuvent travailler pour l’employeur de leur choix à mesure que celui-ci leur présente une offre. Les modifications donnent aussi aux étudiants étrangers la possibilité de travailler en dehors de leur champ d’études, alors qu’au paravant ils étaient restreints à ce domaine. De plus, le permis de travail postdiplôme est maintenant valide partout au pays pour une période de trois ans, alors qu’avant les modifications, la période de validité n’était que d’un an ou deux.
« La plupart des défis associés à l’immigration et au processus d’établissement au Canada ne s’appliquent pas aux étudiants étrangers qui sont déjà ici. Ces derniers sont déjà intégrés à la société canadienne et possèdent des qualifications canadiennes – ils constituent un bon groupe de candidats à l’immigration canadienne, » affirme Cohen. « Comme ils ont maintenant de meilleures chances d’obtenir de l’expérience de travail au Canada et de satisfaire aux exigences nécessaires pour présenter une demande de résidence permanente dans le cadre de la catégorie de l’expérience canadienne, nous accueillerons bientôt un nouveau groupe d’immigrants canadiens ayant réussi. »
La nouvelle catégorie d’immigration, qui est dite de l’expérience canadienne et qui entrera en vigueur vers la fin de l’été, est conçue pour que les étudiants étrangers et les travailleurs étrangers qui sont déjà au Canada en tant que résidents temporaires puissent devenir plus facilement des résidents permanents. Pour présenter une demande dans le cadre de la catégorie de l’expérience canadienne, il sera requis d’avoir au moins un an d’expérience de travail dans un poste de gestion, un poste professionnel ou un poste technique.
En 2007, 63 673 étudiants étrangers sont venus au Canada et environ 11 000 diplômés étrangers ont reçu un permis de travail.












