Alors que le taux de natalité national est en baisse et que l’espérance de vie des baby boomers approchera de sa fin vers 2030, le Canada sera bientôt entièrement dépendant de l’immigration pour maintenir sa population et appuyer sa croissance économique. Selon un recensement réalisé par Statistiques Canada, l’immigration est actuellement responsable des deux tiers de la croissance canadienne, qui est de 5.4%.
Comme cette tendance se maintiendra, l’économie canadienne et les employeurs canadiens se fieront davantage aux nouveaux arrivants issus de l’immigration et aux travailleurs étrangers pour se pourvoir de personnel. Le Canada admet présentement plus de 250 000 immigrants par an, dont la plupart dans le cadre du Programme fédéral des travailleurs qualifiés qui sélectionne les candidats selon leur niveau d’éducation, leur formation professionnelle et leur expérience de travail.
Maître David Cohen, spécialiste en droit de l’immigration au cabinet canadien Campbell Cohen, croit que l’immigration canadienne a déjà atteint une masse critique. « Les immigrants font aujourd’hui partie intégrante du Canada et ils le feront tout autant dans l’avenir, » déclare-t-il, soulignant ainsi que le Canada n’a de choix que d’encourager l’immigration afin de soutenir le pays. « La question du point de vue économique, mais surtout du point de vue humain, est de savoir comment rendre leur transition au Canada la plus harmonieuse possible. » Soutenant que l’intégration des immigrants passe avant tout par la possibilité de trouver de l’emploi au Canada, Cohen soulève l’importance de reconnaitre les compétences étrangères. « L’accréditation des compétences étrangères au Canada n’a pas suivi la hausse des taux d’immigration. Étant donné l’importance des immigrants pour l’économie de notre pays, le Canada devra faire mieux, » déclare-t-il.












